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 • • No safety or surprise, the end.

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Riley Phoenix Robinson
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MessageSujet: • • No safety or surprise, the end.   Ven 18 Mar - 2:37


    et j'en ai marre mon dieu, de ce coeur qui ne bat plus Il avait les yeux noirs desquels on voit du bleu, qu’on prend pour l’océan, dans lequel on voit dieu, qui font toucher du bout des doigts les horizons, mais toujours à la fin, on est seul au milieu des vagues de sanglots et du sel dans la gorge et du sel sur la plaie de ce cœur tatoué à son nom que l’on crie au fond des verres de vin, à se dire que la vie, oui n’était qu’une putain.


    Je m'effondrais dans la rue, mes jambes ne me soutenant plus. La personne à côté de moi se mit à rire, alors que je me demandais dans quel endroit j'avais attiré. Il pleuvait. Les gouttes m'assommaient le crâne et le froid m'envahissait. Je posais ma tête contre le mur, mes vêtements me collaient à la peau. Note pour plus tard ; éviter les after quand on est déjà morts. Et je réalisais, alors que mes yeux luttaient à rester ouverts, que ce soir était peut-être le dernier. Alors que je dégageais une mèche collée à mon front, je me mis à sourire. Je l'avais toujours su. Je ne me préservais pas de la vie et dans un sens, j'avais juste hâte qu'elle s'achève. Le bonheur m'écœurait, et je crois que c'était réciproque. Et tout le monde regrettait un truc ce soir. Alors au fond, noyé dans leur autre peine, peut-être qu'on pensera que je suis juste partie voir ailleurs, ça me ressemble bien. Je n'avais pas compris cette manière de chercher seulement le bon côté des morts, je crois que la seule chose qu'on pourrait dire à mon enterrement, c'est surement un truc du genre « C'est une salope, il aurait fallu la laisser dans la rue, elle y appartient. » et j'aurais fini de me décomposer là où je suis présentement assise. J'aurais aimé ça, j'étais déjà pourrie à l'intérieur, je crois. J'avais réalisé que je me foutais volontairement en l'air, lorsque j'avais réussi à conclure que je me levais pour l'alcool. Une épave. Je regardais la personne près de moi, et réalisant que je n'arrivais pas à faire un mouvement, je déglutis, avant d'ouvrir ma bouche, que je sentais déjà pâteuse. « Allumes m'en une. » Je sentais la cigarette heurter ma lèvre et je la pinçais dans ma bouche, avant de voir la flamme du briquet devant mon visage. Je n'avais aucune idée de l'heure, à vrai dire. Ni de qui était cette personne qui m'aidait à me faire imploser. Je devrais le remercier. Je me contentais de faire un signe de tête, qui montrait ma piètre reconnaissance. Je fermais les yeux, sentant la fumée dans ma trachée. J'essayais, comme tout les soirs, de lister tout ce que j'avais pris. Peine perdue. Peut-être qu'en fin de compte, j'étais déjà morte. Ou alors je devais me mettre à prier. En fait, je l'avais toujours fait. J'étais une de ces filles qui priaient la faucheuse le soir, d'éviter de les prendre ou de venir au plus vite, suivant l'humeur. Cela faisait longtemps que je ne lui avais pas dit que je ne l'attendais pas avec impatience. Je crois que quand on a tellement envie de mourir, au fond, ça nous affecte et on ne voit plus que les choses dangereuses. J'aurais bien aimé connaître plus de choses, mais je me dis que je préfère ne pas voir que finalement, je n'aurais rien. Je devais me rendre à l'évidence, je crevais seule – ou en compagnie d'une personne que je n'arrivais pas à identifier du moins – et ça ne me gênait pas plus que ça. Je n'avais qu'une chose à faire, appeler Betty. C'était la seule chose qui me dérangeait, ces jours-ci. Les autres, rien à foutre. Et puis son téléphone avait coupé, et le mien me glissait entre les doigts, je perdais mes dernières traces de forces. Je soupirais, riant légèrement. « Je vais mourir. » Peut-être que j'aurais du appeler William, aussi, pour lui dire quelques mots. Je ne savais pas trop pourquoi, mais je savais qu'il était important pour moi, même si je restais la fille qui faisait ses devoirs, qu'il sautait quand il n'avait rien d'autre. Une roue de secours. Mais quand aucune autre ne se perce, alors elle n'a pas d'utilité et elle se perd sur la route. Je ne savais pas ce que je faisais ici, dans la vie je veux dire. Je n'étais même pas sure d'avoir un avenir, mon passé et mon présent étaient désastreux. Je regardais près de moi, voyant une bouteille à moitié vide collé à ma cuisse. Ma main était déjà dessus en fait. J'avais le cœur gros, qui battait trois fois trop vite, il allait me lâcher. Alors je levais le bras aussi haut que je pouvais – donc pas très loin du sol – et pensait très fort un « A william ! » comme quand on porte un toast et mit le goulot à ma bouche. J'entendais la personne à côté de moi commencer à m'appeler, le liquide me brulait alors qu'il tombait des cordes, je sentais mes bras trembler, des pas s'éloigner, surement parce que c'était la panique. Non, je n'allais pas baiser ce soir. Je me reversais sur le côté, heurtant le trottoir, la bouteille éclatant près de moi, je ne sais même pas si les débris m'avaient touchés. Je fermais douloureusement les paupières, le froid me glaçant à nouveau et je ne voyais que le sourire de William qui m'accompagnait ailleurs, celui de la foi où il m'avait fait séché les cours la première fois, qui m'avait donné confiance, en quelques sortes. Santé. Et levons nos verres en mémoires de ces héros inconnus qui se sont combattus contre le pire ennemi : eux-mêmes.
    « J'aurais aimé t'aimer comme on aime le soleil te dire que le monde est beau sue c'est beau d'aimer. J'aurais aimer t'écrire le plus beau des poèmes et construire un empire juste pour ton sourire, devenir le soleil pour sécher tes sanglots et faire battre le ciel pour un futur plus beau mais c'est plus fort que moi. Tu vois je n'y peux rien. Ce monde n'est pas pour moi. Ce monde n'est pas le mien. » ─ saez


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MessageSujet: Re: • • No safety or surprise, the end.   Ven 18 Mar - 3:49


J'avais besoin de sortir de ma zone de confort ce soir. M'évader pour mieux me comprendre, mieux respirer. Je n'avais pas totalement besoin de changer mes habitudes, une simple promenade nocturne dans le centre-ville me suffirait. Il était tard, les trois heures trente sonnaient sur l'horloge de ma cuisine, trente minute après l'heure de la fermeture des bars. Une pensée me traversa l'esprit. certains sont à des afters, tandis que moi je décide de sortir pour me balader. Merdique, voilà ce que je suis. Je sorti de chez moi, dévalant les escaliers de mon appartement. Habiter au dernier étage, pour le look, était bien sympa, mais pour y sortir c'était d'autant plus moins pratique. Je soupirai. Que me prend-t-il d'agir ainsi ? à quoi je joue. ça ne me ressemble pas, ce n'est pas moi. Ce n'est plus moi. Je secouai la tête lourdement, voilà : la folie m'avait atteinte. Je pensais toute seule à des choses qui, en temps normal, ne m'atteignaient pas. J'étais trop pensive, trop réfléchis. Ma tête se devait de redevenir vide, de ce fait je retrouverais peut-être un peu le sommeil. Le sommeil... il me fuyait. Il chantait sa sérénade, faisait une crise d'adolescence. Il ne faisait qu'à sa tête, jouait à cache-cache avec moi. Il m'épuisait, le sommeil, mais il ne me laissait pas le temps de me reposer. Il jouait à l'assassin. Je poussai la grande porte d'entré de l'appartement. Malheureusement, ici, il n'y avait pas de portier pour le faire. Pas comme à New-York, dans les grands films, où les gentes demoiselles n,avaient pas à pousser de lourdes portes. Ces demoiselles, elles, elles ne sortaient cependant pas en pleine nuit. Malheureusement, encore plus décevant que le portier manquant, dehors c'était la pluie torrentielle. Je n,avais pas choisit la bonne soirée pour trainer en ville. Cette réflexion étaient pourtant paradoxale, comme avec la pluie personne ne trainerait longtemps dehors je pourrais profiter d'être seule pour mieux me reposer sur moi-même. J'ouvris rapidement mon parapluie transparent, histoire de ma garder au sec, puis je marchais jusqu'au métro. Je me demandais alors si je ne faisais qu'une balade sur la ligne orange, débarquant à côté-vertu pour voir un peu l'ouest ou, au contraire, si je gardais la ligne verte, pour sortir près de la place-des-arts. Incertaine, je décidais de me laisser guider par mes pas. Ma carte opus était lourde dans mon porte-monnaie. Je ne savais même plus s'il me restait encore des passages sur celle-ci, ou si j,allais devoir la rechargée. J'utilisais si rarement ma carte de métro, ce transport en commun de la stm qui ne m'inspirait guerre la joie. J,avais toujours peur qu'il tombe en panne ou d'être témoin d'un suicide sur les rails.

Je jetai un coup d'oeil à mon téléphone portable, en guise d'horloge. quatre heure quinze et je me baladais toujours, sans avoir trouvé le sommeil, sans avoir assez réfléchis pour rentrer à la maison. De loin, j'entendis un bruit fracassant, comme si du verre c'était brisé. Je ne devais que rêver. Ou alors des gens fêtaient trop fort et avaient brisé des bouteilles. J'avançais en ligne droit, parapluie me couvrant toujours. Mes bottes me protégeaient de l'inondation à mes pieds, mon imperméable du froid de la pluie. J'étais paisible, jusqu'à ce que j'aperçois au loin une tignasse blonde effondrée sur le sol. Par réflexe, je couru vers celle-ci. elle semblait inerte, morte même ou endormis peut-être. Son corps ne bougeait pas, elle était seule. Complètement seule. Je reconnus rapidement son visage. « MERDE ! Dis-je alors que je reconnu Riley sur le sol, éclat de verre sur le visage. Que pouvait-il bien lui avoir arrivé ? Je laissai tombé mon parapluie, regardait autour : personne pour m'aider. aucun passant, aucune voiture. J'attrapai son poignet : son pouls était faible. sa respiration presque éteinte. Je la secouai, sans trop savoir quoi faire. « riley ! Debout merde ! Rien. Je pris mon portable, le 911 se tapa plus rapidement que je l'aurais imaginé. « j,ai besoin d'une ambulance ! Au... » Je regardai aux alentours pour trouver une adresse « club 737, au centre ville. C'EST URGENT ! » Qu'allais-je pouvoir dire au autorités, à la police & aux ambulanciers. Je tremblais, frappant doucement les joues de Riley pour qu'elle se réveille. « MERDE ! tu pensais à quoi bordel ! Réveilles-toi, je t'en priiis ! » je pleurais maintenant, les émotions un peu trop retournées.
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MessageSujet: Re: • • No safety or surprise, the end.   Ven 18 Mar - 23:07


    et j'en ai marre mon dieu, de ce coeur qui ne bat plus If I die young bury me in satin lay me down on a bed of roses. Sink me in the river at dawn, send me away with the words of a love song.


    J'entendais quelqu'un m'appeler mais ça me semblait si... loin. Un peu comme quand on avait la tête sous l'eau, tout devenait trop confus et je ne savais pas où j'étais. Peut-être que c'était la pluie qui me faisait ça, bien que j'avais l'impression qu'elle se soit arrêté au niveau du haut de mon corps. Mes paupières étaient trop lourdes, j'essayais de bouger un peu, ce qui constituais plutôt à gémir à cause de la douleur qui parcourait mon corps lorsque j'avais voulu effectuer un mouvement. J'avais la tête qui tournait et j'avais le cœur qui me battait dans les tempes, c'était insupportable. Alors je restais allongée là, en gisant sur le sol froid de la rue. Peut-être qu'au final, c'était là où on appartenait. Je ne savais pas très bien ce qui se passait autour de moi, je sentais que la pluie avait repris et que j'étais un peu tiraillée de l'intérieur dans tout les sens. Je ne sentais plus mes jambes. Alors j'avais lâché prise. J'avais renoncé à ouvrir les yeux, à ouvrir tout ce que j'avais pour rien. Vraiment, je n'en pouvais juste plus. J'avais vraiment l'impression parfois de faire tâche, dans le genre qui ne s'en va pas après plusieurs lavages. Et quand on commence à se sentir comme un étranger dans sa propre chambre, c'est qu'on a un problème quelque part. Je sentais des légers coups sur mes joues et je réussi, sans savoir comment, à identifier la voix de Naomi. J'avais envie de rire mais je ne pouvais pas, j'avais presque l'impression d'être dans un rêve. De me regarder mourir lamentablement alors que je fumais une clope à la sortie de mon service. Je crois que j'aurais ris devant ma stupidité. Sans déconner, il y avait des moyens beaucoup plus radicaux, qui empêchent des gens de vous trouver dans cet état par exemple. Si ce n'avait pas été elle, peut-être que ça aurait été un facteur, ou un éboueur, passant dans le coin, et puis un policier serait venu, il n'aurait pas fallu longtemps avant de deviner de quoi j'étais morte et comme j'ai mes papiers, ils auraient surement appeler mes parents. Mon père aurait voulu appeler mon portable, pour me dire que j'ai un humour de merde, que j'ai mal fait de lâcher les cours dernièrement, que ma mère avait raison de ne pas vouloir d'enfant, que je suis aussi handicapée que mon stupide demi-frère mais il serait tombé sur William, qui passait près de ma chambre parce que je suis sûre qu'il va récupérer ses affaires bientôt, pour partir définitivement, et mon père aurait compris que je ne riais pas. Cela faisait longtemps, que je n'avais pas vraiment rit. Bien sur, j'avais ce sourire faible quand quelqu'un disait une blague ou qu'il crachait sur une pétasse qui passait, mais sans plus. J'étais devenue passive. T'avais des jours où je me demandais encore à quoi je servais. Après, ouais, c'est les questions existentielles de tout le monde, savoir ce qu'on fait là, pourquoi, comment, ce qui va se passer après, je n'étais pas spéciale. Je n'étais en aucun cas la première fille à vouloir me laisser crever et encore moins la dernière, malheureusement. Je me sentais comateuse presque, je voulais juste m'endormir une dernière fois, tranquillement, sans me soucier du lendemain car je sentais qu'il n'était pas prêt de venir. Je n'avais pas envie qu'il vienne. J'avais fais un concours de celle qui se mettrait le plus mal... avec moi-même. Depuis que ma mère m'avait gentillement rappelé que je n'étais pas censée être là, j'avais pris un malin plaisir à tout foutre en l'air. J'entendais plusieurs personnes parler autour de moi, des voix d'hommes, une sirène sourde et Naomi, paniquée. Je me sentais un peu désolée qu'elle soit tombée sur moi, ça devait pas être très beau. Mais quand j'ai sentis mon cœur se secouer, j'ai arrêté de réfléchir et j'ai sombré. Lorsque je me suis réveillée, le soleil n'était pas encore levé, mais j'avais un poids sur les jambes et j'ai aperçu les cheveux bruns de Nao'. J'ai secoué son épaule un peu brutalement, n'ayant pas encore retrouvé tout mes repères, je me sentais totalement vide, ils avaient du me faire un lavage ou une connerie, histoire d'éjecter ce que j'avais dans le sang. Alors qu'elle ouvrait les yeux lentement, elle ne devait pas avoir beaucoup dormi, j'étais même étonnée que les médecins la laissent là, enfin. Ils doivent avoir peur que je sache me débrancher toute seule. Je lâchais un « ça va ? » détaché, histoire de me renseigner.[/size]


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MessageSujet: Re: • • No safety or surprise, the end.   Mar 22 Mar - 15:56


J'étais paniquée. On m'avait jamais fais ce coup. En cours, on avait parlé des tribunaux où les victimes ou les accusés étaient drogués, mais jamais j'avais comment réagir lorsque j'étais en présence d'une personne soumise à ses addictions, jamais on m'avais dis comment réagir aux overdoses. Mon coeur battait la chamade, je ne savais dire ou faire de gestes. Sa tête relevée, je l'avais posée sur mes cuisses lui créant ainsi un coussinet naturel. Elle était blanche, de la tête au pied, son état semblait plus pire que ce que je croyais. Je caressai d'une main ses cheveux d'un geste lent et soutenue. Elle semblait bien, malgré le mal qui se passait dans son corps et son esprit, comme si Riley l'avait prémédité. Je me rendais compte que Riley et moi étions différentes, plus que je l'aurais imaginé. Aux premiers abord, celles de nous deux qui semblait la plus faible restait moi. Fragile, trop détruite, trop molle. Elle, elle donnait l'impression que rien ne pouvait lui arriver, qu'un tremblement de terre ne pourrait la dévider. Et elle avait fait une overdose. Maintenant, elle semblait si vulnérable, plus faible que jamais. Même mon état n'en était pas comparable. Il se faisait tard, le vent se relevait brusquement. Mes yeux étaient lourds, pourtant je n'avais pas le droit de l'abandonner moi aussi. Je devais rester avec elle, pour l'aider, du moins jusqu'à ce que les autorités ambulancières prennent la relève. Jusqu'à ce que je sache qu'elle se retrouve entre bonne main. Le destin avait fait que ce soit moi qui la trouve, et ce devait être pour une raison bien précise sinon elle serait aurait pu tomber sur des gens qui, évidemment, l'auraient traiter avec moins de compassion que moi. Je comprenais la détresse qu'elle vivait, jamais j'aurais été en mesure de la laisser mourir sur le sol. Jamais je n'aurais été en mesure de lui donner raison, de foutre tout en l'air comme mon père l'avait fait. J'entendis des sirènes au loin, un bruit sourd et fracassant qui se déchainait. L'ambulance. Les lumières et les gyrophares, tout le «humph» qui fait sensation se gara devant nous. Une poussée d'adrénaline entra en percussion avec mon coeur. Je ne voulais pas la confier aux ambulanciers, j'avais peur. Peur qu'isl ne la soignent pas comme il se doit, peur qu'il la classe dans le même bateau que tout les autres. Il fallait la prendre à part, la comprendre réellement.
J'ouvris mes yeux lentement, toujours sonnée de mon activité nocturne. J'avais cette douleur insupportable au dos. Me redressant, je réalisais que j'étais toujours sur ce fauteuil, près de son lit. je tournais mon visage vers elle, sa voix sonnant une surprise à mes oreilles. « Et toi ? » Dis-je simplement en évitant sa question. L'envie de me plaindre de ma peur, mon angoisse et mon mal ne me prenait pas. Je devais savoir comment elle allait avant de parler de mon état personnel.
Attendant sa réponse, j'essayais de me remémorer la nuit dernières dans les plus exactes détails. Ils l'avaient transportée ici, puis il lui avait fait passer des testes, puis un lavement. Elle avait été mise sous observation, branchée à des quelques dizaines de fils. Je n'avais pas tout compris étant donner les circonstances, la fatigue gagnait sur mon intelligence. Mais putain qu'elle m'avait fait peur et dieu sait pourquoi, elle semblait si bien ce matin. Elle m'épuisait. `« tu veux bien me dire à quoi tu as pensé ? » j'en avais marre de côtoyer ce genre de personne, mais je ne sais pourquoi je sentais que je devais les aider. Je savais qu'il n'y avait aucune cause de perdu tant que l'ont y croit encore.
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MessageSujet: Re: • • No safety or surprise, the end.   Mar 22 Mar - 22:34


    No one ever said it would be this hard tell me your secrets, and ask me your questions. oh let's go back to the start :running in circles, coming in tails. heads are a science apart.


    J'avais la bouche pâteuse. Une gueule de bois alors qu'on vous a enlevé l'alcool du sang, je trouve pas ça juste. Je me demandais pourquoi Naomi était restée là. Et je me rendais compte, également, que finalement, je ne connaissais pas grand chose d'elle. A l'entendre, j'haussais un sourcil, histoire de dire « wtf? », je regardais de haut en bas sa personne, avant de m'exprimer. « Tu sais, je la connais la méthode du 'je revois la question pour pas répondre', mes parents ont pas encore remarqué. Mais je connais la technique, donc tu vas me dire si ça va, maintenant. » J'étais toujours assez ferme dans mes paroles, ayant une grande confiance en moi, malheureusement trop fragile. J'aimais me mettre sur mes grands cheveux, avoir un égo démesuré, que les gens sentent que vous êtes au dessus et qu'ils ne pourront jamais vous toucher. Et tout ça chez moi était faux. Je devais être la personne avec la plus mauvaise estime de soi-même, je n'avais donc aucun soucis à me foutre en l'air. Je me décidais tout de même à répondre à Naomi, elle paraissait fatiguée. Je ne suis pas sure que ce soit le moment de faire la Riley qui envoie chier tout le monde. Je lui devais ça. Non pas parce qu'elle m'avait 'sauvée' ou quoi, elle aurait peut-être même du me laisser dans le caniveau, avec les déchets, mais juste parce qu'elle avait sacrifier un peu de son temps. Non pas parce qu'elle n'avait rien d'autre à faire, pas parce qu'elle avait besoin d'un 'ami de secours' mais parce qu'elle s'inquiétait. Je lui fis un très léger sourire, j'avais le sentiment de nager dans du coton. « Vide. Mais bon, ça pourrait être pire, ou mieux, faut voir. - silence – désolée que tu aies du rester. » Je l'étais sincèrement. Je m'excusais rarement, mais lorsque je le faisais, je le pensais. Tout simplement parce que malgré tout ce que je pouvais penser, non, je n'en valais pas la peine. Et personnellement, j'aurais croisé quelqu'un dans mon état, je me demande si je ne l'aurais pas laissé là, la principale raison étant que je n'aurais pas été dans un meilleur état. Et elle me posa la question fatidique. Les gens cherchent à comprendre, ils vous demandent pourquoi le ciel est bleu et pourquoi vous voulez vous suicidez. C'était si incompréhensible ? Je n'avais rien. De la fumée de cigarette dans les poumons, c'était tout. Je déglutis, avant de regarder par la fenêtre. Comme toujours, j'allais être franche. « Parce que j'aime pas la vie. L'humanité me dégoûte, pour le peu qu'elles existent encore. J'veux dire, je regarde par la fenêtre, et je comprends pas. T'as des usines partout, le ciel est gris, je sais pas pourquoi je me lève le matin, ma mère pense que je suis une erreur, mon père me parle quand je dois aller voir un demi-frère dont j'ignorais l'existence et me dispute parce que je sais pas me comporter avec lui alors qu'ils ont jamais été là pour m'apprendre. Je connais rien, alors que j'ai sauté de classe. Je voulais juste que tout finisse plus vite, quitter tout ça au plus vite et au final, je suis bloquée. J'ai pas de futur. J'ai pas de présent. Et j'ai que des miettes de passé, des faux anniversaires, des faux sourire, tout est faux. Même moi. Ah, elle est bien belle la Riley qui fait la belle et qui se retrouve à suicider sur un trottoir, non ? C'est pour quoi tout ça ? Je comprends pas ce que je fais là. Alors au bout d'un moment, je crois que j'ai juste voulu arrêter d'être là. Et quand j'ai pensé ça, je me suis rendu compte que je pouvais en parler à personne. Pour eux, je suis une connasse et ça s'arrête là. J'ai juste du me sentir... seule. C'était un peu comme une rupture avec la vie, dont je me serais pas remise. C'est pas si grave. » Je finis par la regarder, les yeux brillants. Je sentais ma gorge se nouer. Devoir foutre des mots sur ce que je sentais, ça le rendait trop réel, et je voulais juste passer par la fenêtre, arrêter de penser, crever une bonne fois pour toutes sur un parking dégueulasse et sentir de l'air dans mes poumons douloureux avant de fermer les yeux et de rêver pour toujours. Je fermais mes paupières, j'avais mal. Je passais une main dans mes cheveux, pour vérifier s'il avait toujours cette capacité à ne pas s'emmêler. Je chuchotais un « c'est pas comme si quelqu'un en avait quelque chose à foutre. » plus pour moi-même que pour elle. Ça me faisait mal au cœur, d'être encore là. A l'hôpital. En vie. J'étais pas à l'aise. C'est pas ici que je devrais être.


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MessageSujet: Re: • • No safety or surprise, the end.   Mer 23 Mar - 1:31


Pour affronter les assauts du quotidien, on m'a appris à déclencher un mécanisme de déplacement. Je déplace le mal contre quelque chose de bien, car rien n,arrive pour rien dans notre destin. Si un mal survient, un bien devrait suivre en un court laps de temps. À titre d'exemple, une perte sonne un gain. Une rupture, un renouveau. il arrive que l'on soit triste, ce qui n,est pas mal, mal il ne faut jamais baisser les bras. Baisser les bras est un signe de lâcheté, les gens lâchent sont les premier à tomber. on les reconnais à leur état, leur non-verbale. Riley était loin de l'être, elle était simplement perdu. Il fallait la convaincre que la vie ne tenait qu'à un fil et qu'elle valait la peine d'être vécu jusqu'au bout, même si quelques mauvaises aventures la traversait. UC
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