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 Willy is home and unfortunately GrandPa and GrandMa are liars [PV William]

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Ella Amélie Acosta-Gagnon
Sunshine I'm in my dreamy world up there ❁❁
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MessageSujet: Willy is home and unfortunately GrandPa and GrandMa are liars [PV William]   Sam 5 Mar - 23:25

    I'M WANNA BE FREE
    Forever Young
    May God bless and keep you always,
    May your wishes all come true,
    May you always do for others
    And let others do for you.
    May you build a ladder to the stars
    And climb on every rung,
    May you stay forever young,
    Forever young, forever young,
    May you stay forever young. Bob Dylan



    Assise sur mon couvre lit bleu azur, mes prunelles voletaient d'un bout à l'autre du livre que je dévorais avidement depuis maintenant une bonne heure. Totalement plongée dans l'univers du livre, j'étais ce personnage aux cheveux blonds dorés mi-longs, pupilles bleus océan, à la recherche de son amant perdu à l'issu du naufrage d'un gigantesque paquebot. Persuadée qu'il y avait survécu tout comme moi, je menais mes recherches sans relâche et j'arrivais au but ultime. Son souffle chaud au creux de mon coup, ses bras bras forts et virils, sa voix rugueuse et suave, je n'avais rien oublié malgré les deux années qui nous séparaient de cette horrible tragédie. Les premiers mots qui fusèrent quand j'ouvris les yeux après la furieuse tempête qui avait surpris notre navire furent pour lui, des questions sans réponse à propos de l'endroit où il se trouvait et sur son état de santé que j'espérais était sain. J'arpentais à présent un couloir obscure dans une vielle maison située en plein milieu du Texas, après des heures d'interrogatoire, un chérif avait enfin daigné me donner une adresse, mais curieusement il avait fallu lui arracher de la bouche, de mauvaise foi, il m'avait presque claqué la porte au nez. Son expression de stupeur et ses yeux fuyants les miens comme si j'étais la grande faucheuse en personne m'incitèrent à penser que l'homme n'était pas étranger à une quelconque affaire saugrenue et malhonnête. Je suivis tout de même le chemin indiqué, désespérée comme je l'avais été depuis maintenant trop longtemps, voulant enfin en finir et retrouver mon bien aimé. J'avais pénétré sans mal dans la modeste demeure, la porte avait préalablement été laisser ouverte peut être à mon attention, j'avais là un mauvais pressentiment et une menace planait dans l'air. Je continuais tout de même à avancer jusqu'à atteindre une porte en bois jaunie à l'autre bout du couloir étroit. Au moment où je m'apprêtais à tirer sur la poignée, une ombre se dessina sur la porte et une main saisit mon épaule avec une extrême violence... Drinnnnnnnnnnnnng! Je sursautait brusquement au son de la sonnette m'annonçant l'arriver d'un visiteur pour le moins inattendu, à nouveau moi même, Ella, je m'extirpait de mon lit avec une pointe d'agacement et laissais mon précieux bouquin sur une taie d'oreiller, énervée par le fait qu'on me dérange dans un moment pareil. La sonnette retentit de nouveau, et je me pressai de chausser mes pantoufles avant de descendre les marches quatre à quatre. J'arrive! Criais-je à l'intention de l'individu dont l'ombre se dessinait sur la porte d'entrée vitrée. J'attrapais un gilet sur le porte manteau ornant le vestibule afin de me couvrir un peu plus et saisis la poignée en acier, ouvrant la porte en grand. Je lâchais un soupir exaspéré quand l'opportuniste apparut dans mon champ de vision avant de faire entendre ma voix râleuse à travers la pièce. William, tu as encore oublié tes clefs. Je lui décochai un regard réprobateur avec toutefois une pointe d'amusement difficile à discerner et ouvris la marche jusqu'au petit salon où je me vautrais avec empressement sur un canapé moelleux. Tu nous as pas annoncé ta venue, d'ailleurs qu'est ce qui t'amène? Depuis quelques temps, les rapports que nous entretenions étaient tendus, je savais que mon frère voyait d'un mauvais oeil ma relation avec Cody, une des personnes les plus chères à mon coeur. Je ne tolérais pas que l'on casse du sucre sur son dos, il était tout pour moi et la moindre remarque était prise de travers. M'attendant à une unième réprimande de sa part, je le lorgnais d'un oeil mauvais, il devait en avoir l'habitude à présent, je prenais de plus en plus mes aises ces derniers temps et prônais ma liberté au motif que j'atteindrai bientôt mes dix huit printemps. Avant qu'il ne prenne la parole, j'annonçai à la cantonade d'un air détaché. Papi et mamie ne sont pas là, tu peux t'en donner à coeur joie, personne ne sera témoin de ton bourrage de crâne. Ce n'était pas mon genre de m'attaquer aux personnes qui m'entouraient mais dernièrement j'avais les nerfs à vifs et usais constamment de l'ironie et du sarcasme, nouveaux traits de caractères qui déplaisaient fortement à mes proches ce qui ne pouvais que me réjouir. J'avais l'impression que tout le monde était contre moi, contre mes choix, ma relation et qu'on me prenait pour plus bête que je n'étais. J'étais emprisonnée dans la peau d'une petite fille de cinq ans, et je ne pouvais m'échapper de la cellule que l'on avait battit autour de ma petite personne et je rêvais d'évasion. Fatiguée par les sujets de discordes qui persistaient dans la famille, je m'éloignais d'eux à contre coeur et me rapprochais de mon émancipation, pour le meilleur, du moins c'est ce que j'espérais de tout coeur.
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W. Alexis Acosta-Gagnon
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MessageSujet: Re: Willy is home and unfortunately GrandPa and GrandMa are liars [PV William]   Dim 6 Mar - 18:58

J'attendais devant la porte de ma propre maison d'enfance, c'était un peu pathétique. Je m'étais assis sur la rampe, en attendant, comme je le faisais depuis que l'on vivait ici, Simon, Ella et moi. En regardant la porte, je me souvint le jour où on nous avait dit que l'on ne pouvait rentrer, que papa et maman n'allait pas pouvoir venir nous chercher. Nous étions restés en pyjama toute a journée : c'était la fête pour nous : être chez nos grands-parents jusqu'à la fin, ceux qui nous laissaient faire ce que l'on voulait et qui avaient toujours un énorme bol de bonbons sur le comptoir. Quelques semaines plus tard, déjà, c'était moins rose. Malgré tout, je ne me souviens pas d'avoir vraiment pleurer mes parents. C'était comme si leur mort avait été un événement sans grande importance, pour moi. Comme si c'était normal qu'ils soient partis avec tout nos autres souvenirs. Je crois qu'en réalité, mes petites voiture de collection – mes parents n'étaient pas du genre à nous acheter de la merde, mon père faisait beaucoup d'argent, ma mère, elle, était une gagnon, des pros de l'économie – m'avaient plus manqué que mes parents, qui pourtant n'avaient pas été spécialement absents, ils étaient ok, je pense, j'en avais plus vraiment souvenirs, en réalité. Je commençais a avoir la bouche pâteuse ; l'effet petite voiture, manque de sommeil et « j'ai-mangé-de-la-glace-avec-une-fille-coule-hier» réunis, quand j'entendis la voix de ma petite soeur qui annonçait son arrivée. Il était temps, il faisait assez froid, dehors, et la nuit n'était pas un moment vraiment rassurant, à Montréal, bien que le quartier dans lequel nous vivions était assez tranquille. La porte était à peine ouverte, que déjà ma petite soeur, qui était devant moi, soupirant en me reprochant d'avoir oublier mes clefs. Mon trousseau était dans l'appartement que je « partageais » avec Riley, et je n'avais pas vraiment eut envie d'y retourner, après ce qu'elle avait dit à ma Louloute, mais aussi parce qu'elle devait occuper mon lit avec mon meilleur ami, à l'heure qu'il était. « La flemme d'aller les rechercher. Bonne... Nuit, en passant ma soeur préféré, je vais bien, merci de t'en inquiéter, toujours aussi altruiste à ce que je vois. » Elle me reprocha aussi de ne pas avoir prévenu de ma venue quand j'avais appeler note grand-mère sur son téléphone personnel. De toute façon, ce n'était pas de ces affaires, j'étais toujours chez moi, malgré ma majorité. « Euh Yo je suis chez moi. Eh puis j'ai prévenu mamie il y a deux heures. Sinon, ma colocataire est une connasse, ça te va? J'ai plus de lit, fort probablement, et j'ai besoin d'un peu de calme, ça te vas, Sherlock? » Elle me dit par la suite que nos grands parents étant absents, je pourrais lui bourrer le crâne à ma guise, ce que je n'avais pas l'intention de faire, malgré que ce n'était pas l'envie qui manquait. C'était le travail de notre aîné, moi, j'étais énervant à temps partiel, et ce soir, je n'avais vraiment pas envie d'autre prise de becs, pleurs, cris, j'en avais eut ma dose avec l'histoire Betty-Lou / Riley. « Je ne suis pas là de toute façon, et puis, saches que si on le fait tous, on a peut-être nos raisons. La vie n'est pas toujours rose Ella. Des fois, elle est brune. D'autres fois, elle est brune, elle fait royalement chier les autres, mais c'est la vie et on doit la prendre comme ça. Tout ne peut pas être parfait, parce que sinon, crois moi, on te laisserait faire ce que tu veux.» J'entrais dans la maison, déposant manteau et bottes. Je m'étais peut-être un peu trop emporté, ce n'était pas mon genre. Ça devait être la journée de merde, aussi. Il y avait aussi le fait que ma petite soeur était encore toute innocente, tout autant, sinon plus, que je l'étais à cet âge là : Elle était beaucoup plus naïve que je l'étais, un peu princesse, aussi. Essayant de trouver un peu ma bonne humeur, je lui souris ; « Mamie à laissé quelque chose à manger où on crève de faim? Et puis, tu faisais quoi? » Dis-je, pensant avoir trouvé un moyen de remettre ma soeur de mon côté, qu'elle m'apprécie au moins 30 secondes au cours de la journée sans que ce soit parce que je lui avait fait un cadeau ou un truc du genre. En disant cela, je faisais également d'une pierre deux coups : J'avais vachement faim, malgré la glace à la vanille de Betty-Lou.

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MessageSujet: Re: Willy is home and unfortunately GrandPa and GrandMa are liars [PV William]   Dim 6 Mar - 21:19

    Le menton soigneusement posé sur mes genoux recroquevillaient sous ma petite personne en forme de boule, j'observais mon cadet de frère avec attention, partagée entre l'envie de passer un agréable moment en sa compagnie et le désir de continuer à lui tenir tête pour ainsi lui prouver ma force de caractère et ma détermination. Je n'abandonnais jamais les armes, têtue comme une mule il fallait toujours que j'ai le dernier mot et remporte la bataille. Je feignais l'indifférence en allumant la télé quelque peu ancestrale qui me faisait front, nous n'étions toujours pas passer au grand écran plat haute définition sans faute d'avoir essayer. La sensation seule de tenir l'énorme commande dans mes mains et d'entendre le moniteur grésillait lorsqu'on l'allumait m'agacer au plus haut point, après de vaines tentatives à lui vanter les mérites des téléviseurs LCD, ma grand mère n'était toujours pas convaincu et ne donna pas son consentement pour ce nouvel achat bénéfique. Je savais à présent d'où je tenais mon caractère borné, elle s'entêtait à dire qu'elle aimait sa bonne vieille télé et que l'évolution technologique l'horripilait. Je détachais les yeux une seconde de la mauvaise qualité d'image pour les reporter sur mon frère bien aimé. Charmant. Comment ça ta colocataire est une conasse? Je fis exprès d'accentuer le dernier mot, ne voulant délaisser mon attitude provocatrice mais aussi pour le taquiner et retrouver notre complicité frère et soeur d'antan. Pour compléter le tout, je lui attribuais un regard moqueur avant de lâcher d'une voix interloquée. Non! Elle t'a jeté dehors? Je réprimais cependant mon sourire bien vite, ne voulant pas froisser William et me le mettre à dos pour le reste de la soirée, la surprise était à l'origine de mon enthousiasme arrogant et aussi l'espoir de revoir William crécher à la maison. Fini les soirées solitaires, à s'ennuyer ferme en regardant des vieux films tout droit sortis des années 1950, et oui avec une télé telle que celle qui trônait dans notre salon, il était impossible de capter toutes les chaînes, nous n'avions même pas MTV, c'était pour dire. Et ne me flatte pas en m'appelant Sherlock! Ajoutais-je sur le ton de la plaisanterie afin de détendre l'atmosphère et en ponctuant ma phrase par un superbe lancé de coussin qui fit mouche. Malheureusement ma bonne humeur récemment acquise retomba bien vite quand les mots que je redoutais tant franchirent les lèvres de William. Je sentis mon sang se glacer et ne faire qu'un tour tandis que mon sourire joyeux s'évanouissait instantanément. Je plantais alors mes prunelles marrons claires dans les siennes et lui lançais un regard de défi. Ne remets pas cela sur le tapis tu veux. Je ne vois absolument pas ce que vous avez tous contre Cody, il était ton meilleur ami pourtant. Vous êtes tous sur-protecteurs envers moi et crois moi, vous avez tord. Quelle réplique imparable, malgré moi j'avais l'impression d'argumenter comme une jeune idiote capricieuse qui en était à son tout premier flirt à ses treize ans, j'en avais quand même quatre de plus et avais de meilleurs arguments en stock, mais je ne voulais pas m'étaler sur le sujet sachant pertinemment qu'on se livrerait à un dialogue de sourds. Je croisais mes bras sur ma poitrine, mes yeux jetant des coups d'oeil furieux dans chaque recoins de la pièce, j'étais totalement opposée à l'avis de mon frère, il tenait juste un discours de perdant, si on s'attendait à tant de coups dur dans la vie, ils étaient alors inévitables mais si on se battait vaillamment celle-ci ne pouvait que en être meilleure. Le rose était une couleur que je chérissais le plus, elle était le reflet de ma vie actuelle mis à part quelques petits nuages qui venaient me faire de l'ombre quand ça leur chantaient, et ces nuages n'étaient autre que mes deux frères. Je me butais à penser qu'ils en voulaient à mon bonheur et que la seule chose qui faisait chier ici, c'était eux. Toutefois, je gardais cette remarque déplacée pour moi, ne voulant pas m'abaisser à un niveau de méchanceté gratuite et ne voulant rien regretter par la suite. Je me contentais juste de lui dire d'un ton indifférent, comme si nous n'avions jamais abordé le sujet délicat qu'est ma relation avec mon petit ami, mais au fond de moi, je savais qu'il referait surface tôt ou tard malgré moi. Il doit rester les pommes de terre de ce midi dans le frigo. Je me levais d'un bond de ma couchette de fortune, me dirigeant dans la cuisine et sortir la vaisselle que je déposais sur la table à manger. Je m'étais trouvée une activité pour ne plus y penser et rendossais le rôle de la petite soeur adorable serviable. Je sortis les couverts d'un tiroir et vint me poster devant mon frère avec la boîte tupperware renfermant son repas. J'étais en train d'entamer un nouveau livre. Entonnais-je. C'est l'histoire d'une jeune femme à la recherche de son amour perdu. Déclarais-je pour faire la conversation. Sur ce je tirais la chaise devant moi et m'assis avec nonchalance. Une fois les pommes de terre servies par mes soins, je piquais sans appétit dans mon assiette songeant aux activités que je pratiquerais le lendemain et appréciant la seule compagnie de mon frère. Et sinon, ça n'a pas trop l'air de rouler en ce moment.. Tu as passé une bonne journée? Je soulignais ma phrase par une grimace, le scrutant avec attention, je me doutais bien que non, mais je me souciais de son bien être et voulais savoir de quoi il en retournait. Je plongeais mes yeux sombres dans les siens, délaissant mes pommes de terre d'ores et déjà refroidies, attendant qu'il se confesse à mes bons soins.
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MessageSujet: Re: Willy is home and unfortunately GrandPa and GrandMa are liars [PV William]   Lun 7 Mar - 23:07

Nos grands parents avaient vraiment besoin d'une nouvelle télévision. Je devrais en parler avec Simon, demain soir : on se voyait pour parler de trucs de grands frères, du genre C.O.D.Y. Je pourrais aussi glisser un mot sur la télé : ça avait toujours été son passe temps préféré de convaincre les gens, commençant par moi, sur qui ses techniques n'avaient plus l'effet attendu, comme un vaccin sur un virus qui a muté. Ma petite soeur ne pouvait même pas regarder les frasques de the situation à jersey shore, avec cette vieille machine, c'était d'ailleurs probablement une raison pour les quelles j'avais quitté la maison, malgré les bons plats de ma grand-mère et les grandes pièces bien rangées. Parmi ses raisons, il y avait aussi le fait que la maison était loin de tout, que mes amis n'étaient plus tout près, et que le charme du plateau était beaucoup trop grand. Mais bon. Willy is back home. Il m'avait fallu qu'une petite prise de bec avec Riley pour reprendre ma chambre chez mes grands-parents. Je finis de ranger mes vêtements d'extérieur – sinon, j'aurais le droit à une belle crise de la part de mamie qui ne supportait pas de voir mes vêtement « qui coutaient tellement cher » éparpillés sur le sol – avant de me rendre aux côtés de ma petite soeur, prenant l'autre côté du sofa. Elle fit sa curieuse, cherchant à savoir ce qui se passait avec Riley. Elle me donnait envie de la tuer... avec des chatouilles. Vraiment. Elle ajouta à mon envie de meurtre en me demandant si je n'avais pas été mis dehors. « Non, j'ai pas été mit dehors. Dans le pire des cas, j'aurais été faire un tour dans son lit et elle m'aurait laissé rester. Mais c'est moi qui est parti. Comme un grand. La señora no era capaz de entender que algunas personas están bien como están. See? » ça me fâchait. Et quand j'étais fâché, je faisais comme mon père devait faire : me mettre à parler en espagnol. Ça devait être dans mes gènes ou un truc comme ça. Elle me dit par la suite de ne pas la flatter. Hahaha. C'était ma petite soeur, j'avais bien le droit, non? Draguer, comme ça, dans une rue, c'était bien facile, mais de complimenter correctement sa soeur, c'était une tout autre chose. Elle tenta aussi je me lancer un coussin. La blague. Elle avait même pas la masse musculaire suffisante pour qu'il me touche. J'avais une fillette en guise de petite soeur. La joie était dans la place, avant que Paf. Tout retombe avec l'arrivée de Cody le connard sur le tapis. « Regardes, justement, c'était mon meilleur ami, et je sais ce qu'il faisait de ses samedis soirs, tu vois. Tu vas me dire que je fais la même : mais moi au moins je l'avoue et j'ai des sentiments, contrairement à l'autre con. Je vais arrêter d'en parler parce que ça me fâche : pas parce que tu as raison, petite folle. » Dans sa cette, Cody était un chevalier sur un étalon blanc. L'homme parfait, quand pourtant, j'avais ramassé son petit prince des tas de fois dans des positions assez tortueuses, parce qu'il ne calculait pas ses coups. Certes, il était amusant, c'était bien l'avoir comme ami, on ne s'ennuyait pas, mais comme beau-frère, c'était une plaie. Le genre de mec qui détruit une famille unie en moins de deux, quoi. Il était pire qu'un incendie, si j'osais dire. Ma soeurette se leva, après que je lui ai demandé si on avait quelque chose à manger, en me disant qu'il restait des pommes de terre. Autant dire que j'allais crever de faim, moi, le carnivore. On se dirigeait vers a salle a manger. Ça faisait vide, lorsque l'on était que deux autour de la table, un peu morne et malheureux. Ma soeur prépara tout ce qu'il fallait, pendant que moi j'allais m'asseoir à ma place de toujours. Elle me servit tel un roi, un repas de, malgré le service, piètre qualité. Elle me parla du livre qu'elle lisait. Un truc de fille, totalement sans intérêt pour une personne comme moi dont les connaissances littéraires se résumaient à tintin et astérix. Le livre le plus long que j'avais lu était harry potter... à l'école des sorciers. Je piquais dans mon assiète avant de lui répondre, pour lui confirmer que j'avais écouté, plutôt que de poursuivre la conversation un petit « ça semble intéressant. » Voyant mon manque d'intéret pour le sujet, elle me demanda si j'allais bien, parce que je n'avais pas une bonne tête. J'avais eut une journée assez étrange, a vrai dire... et elle était la personne parfaite pour m'écouter. « En fait je sais pas. C'était étrange. T'as eut Riley et Milo qui faisaient des plans de leur côtés, genre qu'ils se voient tout le temps et moi je me ramasse a jouer le mec qui leur passe des capotes parce qu'ils sont en rupture de stocks, tu vois? Alors en soirée, je me suis dis que j'allais aller au 737 comme un grand, tu vois, mais en même temps, je me suis dis : bah profites en pour aller voir Betty-Lou parce que ça fait un bail; On a mangé de la glace, t'as Riley qui lui a fait une scène sur son mur facebook la faisant pleurer, et moi, au milieu de tout ça, bah, j'ai prit le côté de Lou parce que Riley se la jouait vraiment stupide, résultat, c'est un peu tendu, Lou pleurait alors je me suis occupé d'elle, je l'ai un peu embrassée, parce qu'elle est vraiment cannon, tu vois, et au final : J'ai plus d'appart, je sais plus où j'en suis, et Lou... Bah c'est ça. » J'avais lâché ma fourchette. Trop prit par mes explications. Je regardai ma soeur, cherchant à ce qu'elle me sauve, à ce qu'elle me dise quoi faire.

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MessageSujet: Re: Willy is home and unfortunately GrandPa and GrandMa are liars [PV William]   Mar 8 Mar - 21:46

    J'eus un petit rictus amusé en entendant mon frère parlait espagnol. Il s'exprimait dans cette langue quand sa tension artérielle montait et la colère s'emparait de son esprit. Je le fixais de mes prunelles moqueuses. Malgré mes origines espagnoles, je n'avais jamais eu un grand intérêt pour la langue, mes grands parents avaient beau eu insister pour que je prenne des cours avec Carmelita, qui travaillait en tant que fleuriste dans la boutique du coin et pendant ses heures perdues, endossais le rôle d'une enseignante à temps partiel. Je préférais au grand damn de mes ancêtres, me focalisais sur les textes de Molière ou encore la thèse d'Épicure concernant le désir plutôt que de renouer des liens avec la tradition. Mon accent était pitoyable et me forçait à me taire, rouge de confusion. Toutefois, j'arrivais à comprendre s'en mal lorsque l'on s'adressait à mon attention. Au risque de me ridiculiser, je pris un accent approximatif et enchaînais, sans aucune hésitation à ma grande surprise. « Claro que si! Eres una persona grandiosa, hermosa y no podemos vivir sin ti. » Exagérant sur les bords sans retenue, je me moquais de lui éperdument comme à chaque fois qu'il se mettait à rouler les R. J'adorais cette facette de mon frère, ça me rappelais l'époque où nous étions haut comme trois pommes et qu'il se mettait à proférer des injures en espagnol pour prendre ma défense dans la cour de récréation. Je repris mon sérieux, et lui déclara d'une voix confiante pour le rassurer ainsi que l'apaiser. « Ne t'en fais pas, elle regretta bien vite le départ du si bon colocataire que tu es. C'est vrai! Il est tellement difficile d'en trouver un convenable de nos jours, et puis maintenant j'aurai mon frère pour moi toute seule.» Je ponctuais ma phrase par un haussement d'épaules dubitatif et un petit sourire joyeux. Mais mes sourcils ne tardèrent pas à se froncer et toute trace de joie disparue de mon visage quand j'entendis mon frère qualifiait mon petit copain de con. Malgré la sévère boule de fureur qui montait en moi, je me retins de me laisser aller à quelques commentaires qui étaient pour le moins désagréable, je ne voulais plus m'étaler sur le sujet et j'en avais assez entendu pour la soirée. Ne voulant pas mener un débat sans fin et chasser toute trace de bonne humeur, je fis la sourde oreille et finis par me diriger dans la cuisine pour servir mon arrogant de frère.
    Une fois assis face à nos plats de résistances, j'avais joint mes mains, paumes posées sur la table, adoptant la posture de la parfaite oratrice qui pour chaque problème avait une solution. J'eus pourtant un peu de mal à suivre, mon frère débitait les faits à toute vitesse, reprenant à peine sa respiration, comme si il avait hâte d'en finir, ce qui était compréhensible vu les récents évènements. Toute cette histoire me laissa penser que William et Riley avait l'air d'être plus que de simples colocataires même si ils en étaient inconscients, ou peut être n'étais-je point au courant de tout. Je soupirais brièvement avant de reprendre la parole avec sagesse. « Vois-tu, je pense que tu t'es jeté un peu dans la gueule du loup, enfin peut être pas tout à fait.» Mes yeux caressaient la surface lustrée du mur à ma gauche, perdus dans le vague je réfléchissais avant de choisir avec soin les mots que j'allais prononcer. « Je m'explique. As-tu réfléchis à ta relation avec Riley récemment? Puisque si elle n'a pas raté Betty-Lou, c'est qu'elle tient à toi, peu être plus que tu ne le penses... Et voyant les évènements critiques, toi, tu vas embrasser Betty-Lou.» J'arquai un sourcil, la mine inquisitrice, lui faisant un reproche sarcastique, soulignant son immaturité, tandis que je m'élevais sur mon piédestal, rayonnante, j'avais l'impression d'être un prêcheur sur son estrade, sermonnant les croyants qui lui faisaient face. Je calmais tout de même ma joie avant de reprendre avec empressement. « Tu ressens quelque chose pour Riley où tu t'en fiches comme la couleur de ta chemise? Et pour Betty-Lou, tu crois qu'il pourrait se passer quelque chose de plus entre vous?» Je l'encourageai à répondre à mes questions en opinant de la tête. William devait se poser les bonnes questions avant que la situation ne se complique et dégénère, elle deviendrait alors incontrôlable et pas mal de personnes seraient blessées. En le lorgnant, je pouvais me réjouir de ne pas subir ses histoires extravagantes, avec Cody j'étais à l'abri et le connaissant depuis toujours, il avait été mon ami avant de devenir celui qui faisait battre mon coeur sans répit, il me connaissait tout aussi bien que moi-même et par la même occasion ne pourrait me blesser dans mes sentiments. Émergeant de mes pensées, je reportais mon attention sur mon frère et écoutais attentivement les réponses qu'il avait à me fournir.
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MessageSujet: Re: Willy is home and unfortunately GrandPa and GrandMa are liars [PV William]   Dim 13 Mar - 21:56

« No estoy hablando de mí »

J'étais découragé. Et ma soeur semblait trouver cela amusant. J'étais un incompris. Un extraterrestre dans ma propre famille. Ils étaient trop intelligents, logiques pour moi. C'était comme si le quotient de mes parents avaient été donnés à mon frère et a ma soeur, ne laissant rien pour moi. Alors, j'étais l'idiot de la famille, celui qui ne comprenait rien à rien, dont on se moquait, comme ça, parce que ses problèmes étaient si simples comparés à leurs trucs si prenant. J'étais là pour que la famille fasse plus normale, plus accessible, je pense. Il fallait bien avoir un mouton noir, quoi. Je regardai Ella, qui était à l'autre côté de la table, essayant de trouver du bon de ce qu'elle m'avait dit. C'est vrai que Riley allait s'emmerder sans moi : elle n'aurait plus son plan cul préféré, ce qui pour elle, la connaissant, devait être un choc horrible. Pire, il s'agissait de mon derrière, qui était maintenant assez réputé : je faisais des campagnes de pub pour quelques entreprises locales, la classe quoi. « Ouaips, j'suis tellement génial de toute façon, Rien ne m'égale. Papa et Maman auraient de quoi être fiers. » Mon niveau d'estime était assez bas : je n'étais que le con qui n'avait même pas été capable d'entrer à l'université. PIRE! J'étais le fils stupide qui n'avait même pas eut le courage de remplir les formulaires nécessaires, qui pourtant n'étaient pas si longs. Je commençais à manger, pendant que ma petite soeur tentait de résoudre mon problème, de mettre sur le doigt sur un filon d'or exploitable. Elle me demanda de réfléchir à ma relation avec Riley, a mes sentiments (quelle connerie, tout de même) que je pouvais (parce qu'il y en avait pas vraiment, comme ça, sans trop y penser) ressentir. Certes, Riley était une bonne amie, de longue date. Elle était pratique à l'époque où j'allais à l'école, et elle avait un dont pour rouler des joints. Son cul, aussi, était digne des meilleurs pornos d'amérique du nord. Mais de là à dire que j'avais des sentiments envers sa personne? Dans ma tête, elle était plutôt quelqu'un que l'on peut apprécier, mais pas aimer, parce que de toute façon, ça ne serait pas réciproque. C'est pourquoi, même si pour une raison très nébuleuse j'en avais, eh bien, je préférais les donner à bouffer à un requin blanc mangeurs de sentiments humains. Ma soeur continuait en disant que Riley tenait peut-être a moi plus que je le pensais. Hahah. Elle pensait que Riley, l'enfant du diable, avait des sentiments? Bon sang, elle ne devait pas connaître la même Robinson que moi. Je ne lui répondit pas, préférant manger le truc indigeste qu'il y avait dans mon assiette ; moi qui pensait qu'à mon retour j'aurais le droit à un festin de roi. Ma soeur insista pour connaître la réponse, j'avalais – parce que c'était impoli de parler la bouche pleine - et je la regardai; « Étant une personnes assez soucieuse de son apparence, j'irais pour la chemise. Riley n'a pas de coeur de toute façon. » Elle continuait me posant la même question, version Lou. Elle allait me donner un mal de tête pour sur. Lou était une des plus belles personnes de l'univers, autant intérieurement que extérieurement. Elle était gentille, quoi qu'un peu froide, elle était timide, mais ça ne faisait que la rendre plus mignonne. J'adorais lui parler, et le si peu de temps que l'on avait passé l'un collé à l'autre avait été géant. Mais de là a avoir des sentiments? Je ne savais même pas ce que ça faisait, des sentiments! Je regardai ma soeur, comme si j'avais eut une illumination, ou comme si j'étais terrifié... une illumination terrifiante, dans le fond, comme si j'avais vu le monstre de frankenstein en plein bad trip d'LSD. « Tu sais quoi Elly chou? J'en sais rien pour Lou. Se passer un truc plus poussé... c'est pas clair. » parce que si elle voulait savoir si ça m'intéressait de coucher avec ma louloute, je cochais oui sur le champs, mais ce n'était pas du tout de son genre, et puis, elle n'était pas du genre que l'on jette après, en même temps que la capote.

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MessageSujet: Re: Willy is home and unfortunately GrandPa and GrandMa are liars [PV William]   Sam 19 Mar - 15:29

    Le ton ironique de mon frère n'échappa guère à mon ouïe fine, comme habituellement il se sous estimait. D'accord, il n'avait pas fait de longues études et n'était pas entré dans une université prestigieuse faisant parti de l'Ivy League, et alors? Les études ne faisaient pas tout, il avait fait du mieux qu'il pouvait pour prendre soin de moi et ne s'était pas trop mal débrouillé jusque là. Cette fâcheuse manie de toujours se comparer à Simon ne faisait que me plomber le moral et je ne pouvais supporter cette malsaine rivalité entre frères. Même si la mort de monsieur et madame Acosta-Gagnon ne m'avait pas beaucoup affecté, sûrement en raison de mon très jeune âge lorsqu'ils périrent, ce n'était point le cas de mes deux frères. La mort de nos parents avait mis le feu aux poudres et ils ne cessaient de se confronter depuis, William vivant au jour le jour et Simon, un obsessionnel, toujours visant le top du top. Mais pouvais-je le blâmer? Au fond, j'étais comme lui, j'avais hérité de son caractère maniaque et perfectionniste compulsif, pourtant à l'inverse de mon frère cadet, je respectais les choix de William et la vie qu'il menait me semblait cool. Si nos parents étaient encore de ce monde, tout aurait été différent, et au fond de moi même, je savais qu'ils auraient été fiers de leur fils, on m'avais tellement vanté leurs mérites que je ne pouvais me permettre d'en douter. Je haussais alors les épaules tout en lui octroyant un sourire encourageant, je ne voulais pas m'aventurer sur une piste glissante et m'accaparais les foudres de mon frère, je choisis donc la solution la plus lâche, le silence. Mes prunelles marrons claires ne cessaient de faire l'aller-retour entre son assiette et son visage, comme si je m'inquiétais de son état mental, mon assiette délaissée, je le fixais promptement, attendant qu'il veuille bien poursuivre la suite de son histoire rocambolesque, scénarisant deux filles et le petit insouciant que j'avais comme frère. Ce conte des temps moderne me ramenait à une toute nouvelle version de gossip girl, lectrice appliquée, les livres de Cecily Von Ziegesar n'avait pas échappé à mes continuelles fouilles dans l'univers du livre. Célèbre blogueuse commis d'office, je me glissais dans la peau de cette mystérieuse fille à potins, prête à rendre mon jugement remarquable. Cependant, mon frère évita parfaitement ma question, préférant faire l'impasse sur les sentiments qu'il pouvait ressentir si sentiments il y avaient et me parlant des scrupuleux défauts de Riley. La vie n'était pas facile, si moi j'avais trouvé mon merveilleux prince charmant en la personne de Cody, mon frère avait plus de mal quant à lui et ne savait pas trop où donner de la tête. Il se braquait, je le sentais, peut être apeuré, paralysé par la pensée de souffrir, l'amour pouvait mener une personne à sa perte, la capitonnant dans un cachot infâme avec pour seule compagnie un geôlier au regard morbide, enfermé dans un silence pesant et se nourrissant de votre amertume funeste. Du haut de mes dix huit ans tout frais, je n'avais vécu que les joies de la vie, hormis le malheur qui nous avaient frappé quand nous étions de petits êtres innocents, tout avait été sans l'ombre d'un nuage. J'étais alors peut être trop optimiste, en possession d'un enthousiasme superflu, mais il était dans ma nature d'accorder à tout le monde le bénéfice du doute. « Tu sais, si personne ne lui prouve qu'il tient à elle ou lui fait découvrir une nouvelle perspective de vie, elle ne changera jamais. Lorsque nos paupières battent pour la première fois à l'air stérilisée de la salle de travail, nous sommes tous à égalité. Cela s'appelle l'humanisme, nous avons tous un coeur, des personnes se perdent en route c'est tout... A toi de voir si tu veux les aider ou leur tourner le dos.» Je ne blâmais pas William, loin de moi cette idée, je lui faisais juste partager ma vision du monde, hélas trop belle pour son esprit torturé. Il était maître de ses choix et même si il ne m'aidait pas le moins du monde en s'opposant à ma relation amoureuse avec Cody, je ne voulais pas qu'il puisse passer à côté de belles choses. De plus, au fond de moi, j'espérai que en lui prouvant ma sollicitude, il se montrerait plus compatissant et arrêterait de se montrer si hostile avec le seul homme qui faisait battre mon coeur. Mes prunelles captèrent instantanément l'expression démente qui s'épanouissait sur le visage de mon interlocuteur, il semblait soumis à une sorte de mauvaise drogue aux effets secondaires néfastes comme si il était à la fois en plein cauchemar et en plein fantasme. Mon inquiétude se refléta sur mon visage, incapable que j'étais à la dissimuler, ainsi que ma perplexité soudaine. Tandis que je le dévisageais, mes pensées se bousculaient dans ma tête, genre en mode aéroport de LAX, Los Angeles, tous les avions atterrissent en même temps créant un important trafic de population dans le hall. Mais quand les paroles de mon frère franchirent ses lèvres, mes épaules s'affaissèrent de soulagement et un sourire nié se colla sur mon visage. Dans un air de complète béatitude, je laissais vaquaient mes yeux sur son visage, mes pupilles exprimant la fascination et la niaiserie. How cute! William pouvait-il enfin tomber amoureux? « Woah! C'est la chose la plus romantique que je t'ai entendu dire jusqu'à présent. Se pourrait-il que le preux handsome William tombe pour une fille? Alors ça pour une exclusivité!» Je le regardais la mine moqueuse, heureuse que un jour comme celui-ci soit enfin arrivé, il n'était pas éperdument amoureux, mais c'était un début. Je lui envoyais un coup de poing amical à l'épaule, comme si j'étais un de ses vieux copains qui le félicitait pour ses fameux exploits, avant de me rassoir convenablement et de persister à jouer gentiment avec ses nerfs. « Vous avez déjà fixé la date du mariage ou bien?» Son regard assassin m'incita à me taire. Mais pour une fois que l'on parlait de ses amours et pas des miens, ça me faisait des vacances.
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